La puissance d'en-haut
Dwight Moody

Une personne peut avoir un « zèle sans connaissance », et une autre la connaissance sans le zèle. Si j'avais à choisir entre ces deux grâces, je crois que je préférerais la première.

Pourquoi ce site ?

Face à un constat simple ; la pauvreté tant quantitative que qualitative en matière d'Ebook chrétien, j'ai décidé de mettre en oeuvre un site simple et entièrement gratuit qui a pour objectif de fournir à la francophonie un catalogue de livres électroniques pour la croissance spirituelle du peuple de Dieu.

Il existe bien entendu déjà d'autres sources pour des ebooks, mais ce site essaye de fournir la meilleure expérience possible à tout chrétien ayant la volonté de grandir dans la foi !

Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ.

Philippiens 3.12

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John Bunyan

28/11/1628 - 31/08/1688

Portrait de John Bunyan

John Bunyan naît en 1628 dans une famille très modeste du hameau d’Harrowden (en), à Elstow (en), non loin de la ville de Bedford. Sa mère Margaret Bentley est la seconde femme de Thomas Bunyan. Celui-ci exerce la profession de chaudronnier ambulant. Malgré l’extrême pauvreté de ses parents, John Bunyan fréquente quelque temps l’école, où il apprend à lire et à écrire. Mais il abandonne très rapidement ses études pour commencer à travailler auprès de son père. Il raconte plus tard avoir rapidement perdu ce qu’il avait appris alors.

En 1666, dans son autobiographie spirituelle (Grace Abounding to The Chief of Sinners), John Bunyan décrit ses années de jeunesse comme dissolues et dépravées. Ses « malédictions, insultes, mensonges et blasphèmes du Nom Sacré de Dieu », le conduisent à subir à l’âge de 9 ou 10 ans d’horribles cauchemars sur l’enfer. Il vit alors dans la crainte constante de l’enfer et de ses démons qui travailleraient à l’emmener avec eux et il affirme qu’une voix lui répète souvent de « vendre le Christ ».

La guerre civile (1644-1649)

À 16 ans, en novembre 1644, pendant la première guerre civile, il rejoint les « Têtes Rondes », l’armée parlementaire. Il est placé en garnison à Newport Pagnell, dans la compagnie du colonel Richard Cockayne. Bien que la victoire des Parlementaires à la bataille de Naseby en juin 1645 ait signifié la fin des hostilités, Bunyan reste encore deux ans dans l’armée, jusqu’à la démobilisation de son régiment le 21 juillet 1647.

Le rassemblement de ces hommes sous-payés – le retard dans le paiement des soldes atteignit 14 semaines – que le mécontentement gagne, provoque l’émergence d’une grande ferveur religieuse et attire de nombreux prêcheurs et prédicateurs de toute sorte. En octobre 1644, la ville compte jusqu’à sept théologiens ; on y prononce deux sermons par dimanche, plus un le jeudi et tous les matins avant la relève de la garde, on prie et lit un chapitre de la Bible. Les exégèses, prêches et sermons font rapidement leur chemin parmi les hommes qui constituent un foyer particulièrement vivace pour le développement des sectes. Nul doute que John Bunyan fut fortement influencé par ceux-ci.

Vie de famille

De retour au pays après sa démobilisation, John Bunyan reprend la profession de son père. Peu après son retour (la date exacte n’est pas connue, sans doute en 1649), il se marie. Le nom de sa première épouse ne nous est pas parvenu. Sa première fille, Mary, est baptisée le 20 juillet 1650. Mais cette petite fille naît aveugle. John, en plein doute théologique, ne peut avoir manqué d’y voir un signe de Dieu, une punition divine contre son impiété. Il craint d’avoir commis de tels péchés qu’il ne serait plus pardonnable par Dieu. Sa détresse théologique le conduit à s’ouvrir au discours des sectes telles que les Ranters et quakers. Leurs idées l’attirent et le convainquent presque mais elles ne peuvent fournir à Bunyan ce qu’il attendait sans doute le plus, l’assurance de son salut. Cette désillusion le conduit plus tard à tenir un discours très rude à l’égard des quakers.

Diacre baptiste (1653-1660)

Après ses nombreux conflits spirituels intérieurs et plusieurs années de doute, John Bunyan rejoint la congrégation baptiste de l’église Saint Jean de Bedford en 1653. Cette communauté croyait au droit de chaque congrégation à suivre sa propre politique religieuse. En 1655, il s’établit à Bedford et est nommé diacre par le charismatique meneur de cette congrégation, le pasteur John Gifford, peu avant la mort de celui-ci. L’influence de Gifford sur John Bunyan et son œuvre ultérieure est indéniable. Peu de temps après son arrivée à Bedford, sa première femme décède, laissant John seul avec ses quatre enfants.

Ses années de doute et de lutte spirituelle interne et son cheminement qui l’amène vers la foi lui permettent d’écrire quelques années plus tard l’allégorie The Pilgrim’s Progress sur base de sa propre expérience spirituelle. Cette lutte, il l’exprime aussi en devenant petit à petit, après la mort de John Gifford, un prêcheur important dans sa communauté. Les sermons l’aident à sortir de sa crise spirituelle, c’est pour lui une sorte de thérapie. Bunyan lui semble plutôt percevoir son talent pour la prédication comme un don de Dieu qu’il se doit d’exploiter à la gloire de Celui-ci. Dans ses sermons, John Bunyan attaque durement les Ranters et les quakers. Sa lutte par pamphlet et sermon interposé avec un jeune quaker, Edward Burroughs, et leurs débats passionnés établissent la réputation de John. En 1657 il est formellement désigné par sa congrégation comme prêcheur attitré. John Bunyan assume pleinement sa fonction tandis que ses détracteurs se font plus nombreux et qu’un premier avertissement sous forme d’une inculpation qui semble être restée sans suite, lui est adressé en 1658.

Incarcération (1660-1672)

La restauration de la monarchie et l’accession au pouvoir du roi Charles II en 1660 entrave la relative liberté religieuse du Commonwealth. Charles II tente de restaurer l’unité religieuse du pays au détriment des mouvements dissidents comme celui dont fait partie John Bunyan. Bunyan est arrêté en 1660, on lui reproche de prêcher en public et de tenir des réunions illégales. Ses antécédents de partisan de l’armée parlementaire et son refus catégorique de cesser de prêcher, mission pour laquelle Dieu l’aurait investi, ne jouent pas en sa faveur. Il est condamné en janvier 1661 à une peine de trois mois de prison et au bannissement perpétuel du royaume s’il refuse de cesser de prêcher ou s’il n’assiste pas à la messe dominicale après sa sortie de prison. Ce jugement n'est pas appliqué comme tel mais il reste douze ans en prison.

Les conditions de détention de Bunyan varient en fonction de la situation politique. Il est en effet plusieurs fois autorisé à quitter la prison pour prêcher et va même jusqu’à Londres. Il reçoit également de nombreuses visites. Mais ses adversaires, lorsqu’ils l’apprennent, tancent vertement son gardien et rendent plus strictes ses conditions de détentions. En 1666, il est libéré quelques semaines mais rapidement réincarcéré car il ne peut se résoudre à cesser sa prédication. Durant son emprisonnement il est autorisé à écrire et à publier ses ouvrages. La plupart de ses œuvres littéraires sont d’ailleurs écrites au cours de ces douze années de prison. Durant les six premières années de détention il écrit des œuvres en prose comme Of the Resurrection of the Dead, The Holy City (1665) et Grace Abounding to the Chief of Sinners (1666) mais aussi de la poésie avec Profitable Meditations (1661), Prison Meditations (1663), One Thing is Needful et Ebal and Gerizzim (1665).

Après 1666 cependant et jusqu’en 1674, il ne publie plus rien. En effet, la persécution semble à cette période s’aggraver et l’œuvre de Bunyan rencontrer plus d’inimitié ; la boutique de l’éditeur de Bunyan est pillée en 1666. John Bunyan ne s’arrête sans doute pas d’écrire pour autant et il est possible qu’il ait déjà travaillé à cette époque sur son ouvrage le plus célèbre, The Pilgrim’s Progress.

Pasteur de Bedford

En 1672, il est libéré selon les termes de la déclaration d'indulgence de Charles II. Il reçoit également l’autorisation de prêcher et est appelé à devenir pasteur de l’église de Bedford. Sa réputation toujours grandissante attire les foules et ses nombreux déplacements dans les alentours de Bedford ne font que l’augmenter. Mais en 1675, la situation lui devient à nouveau défavorable et il est appelé à comparaître devant la cour de l’archidiacre pour avoir manqué à ses obligations paroissiales. Il préfère se cacher plutôt que de se présenter et son cas est alors transféré devant une cour gouvernementale. John Buyan est arrêté et incarcéré de décembre 1676 à juin 1677. Peu après sa sortie de prison il publie The Pilgrim progress from this world to that which is to come : delivered under the similitude of a dream qui connaît très vite un très grand succès. Cette réussite l’amène à écrire d’autres allégories religieuses comme The Life and Death of Mister Badman (1680) qui se veut le parallèle du Pilgrim’s Progress mais aussi The Holy War où il exploite son expérience de soldat pour décrire les attaques du diable contre la ville de Mansoul (1682).

Sa popularité ne cesse de croître et ses sermons rassemblent toujours une forte assemblée jusqu’à sa mort en 1688 d’une pneumonie contractée lors d’une forte tempête.

Livres

André Chouraqui

11/08/1917 - 09/07/2007

Portrait de André Chouraqui

Il a passé son enfance en Algérie, où il a notamment étudié la Torah avec son rabbin. Il a ensuite fait des études en France, où il rejoint la Résistance.

André Chouraqui fut avocat au barreau d'Oran (1940-1941), puis juge dans le ressort de la cour d'appel à Alger (1945-1947). Il est promu, en 1948, docteur en droit international public à l'Université de Paris.

En 1958, André Chouraqui s'installe en Israël et, en 1965, est élu vice-maire de Jérusalem.

En 1987, paraît chez Desclée De Brouwer sa traduction de la Bible à partir de la Bible dite massorétique, d'abord publiée par volumes à partir des années 1970. Marc Leboucher, qui fut le premier à éditer ce texte en France estime qu'André Chouraqui a adopté dans son travail « un parti pris révolutionnaire, qui a permis de redécouvrir des textes que l'on croyait usés » et qu'« il a surtout mis en lumière l'importance des racines juives du christianisme et rappelé que Jésus appartenait au peuple juif. »

En 1990, il publie une traduction du Coran.

Secrétaire général adjoint de l'Alliance israélite universelle (1947-1953), André Chouraqui en deviendra le délégué permanent, sous la présidence de René Cassin (1887/1976). Il fut également président de l'Alliance française de Jérusalem.

En février 1990, est publié L'Amour fort comme la Mort, autobiographie d'André Chouraqui qui sera ultra-médiatisée et se vendra immédiatement à plus de 100 000 exemplaires. La même année il publie chez le même éditeur sa traduction du Coran (texte et commentaires) et rencontre le Dalaï Lama.

Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Sa seconde épouse Annette est la fille du pédiatre Gaston Lévy.

Donald Gee

10/05/1891 - 20/07/1966

Portrait de Donald Gee

Donald Gee est né à Londres en 1891. Son père est mort de Tuberculose quand il avait 9 ans.

En octobre 1905, Seth Joshua, le prédicateur du réveil Gallois, fut invité à l'église de Donald pour une mission. Joshua a eu une grande influence sur le jeune Evan Roberts et le Welsh Revival, mais de la mission à Londres seulement trois ont été sauvés, Donald Gee étant l'un d'entre eux. Il est ensuite devenu membre de la même église congrégationaliste. Plus tard, sa mère a rejoint l'église baptiste.

Lors de réunions de prière pentecôtistes, il rencontra un pasteur baptiste qui était pasteur d'une église divisée. La moitié a voulu aller le chemin de la Pentecôte et la moitié a résisté fortement. Lorsque l'organiste a démissionné dans l'espoir de causer des problèmes, Donald a offert ses services et ainsi rejoint cette église divisée. Bientôt, ceux qui préfèrent une expérience pentecôtiste ont suivi le pasteur Saxby dans une nouvelle église. De son ministère, Gee dit que « les sept premières années de mon expérience pentecôtiste se sont déroulées sous la puissante influence d'un pasteur qui était un brillant exemple de son ministère ». C'est sous ce ministère qu'il a fait ses premières tentatives pour témoigner et prêcher. La Première Guerre mondiale avait commencé en 1914, mais en 1916 la conscription a été introduite. Gee s'est immédiatement inscrit comme objecteur de conscience et est allé travailler dans une ferme laitière du Buckinghamshire. Les trois années suivantes l'ont préparé pour le ministère. Il était un paria social; le plus souvent, il travaillait jusqu'à épuisement physique total, et les Gees continuaient à donner la dîme avec peu de chose pour vivre. Après un an, ils ont déménagé dans une seconde ferme (Pophleys) où le fermier (Henry Simmons) était un croyant. A proximité se trouvait une petite salle de mission avec de simples croyants sincères. Les Gees se joignirent à ce groupe, Donald prêchant souvent le dimanche soir concernant la venue du Seigneur et l'expérience pentecôtiste. Leur maison a été utilisée pour des réunions « Tarry », où les croyants ont cherché et reçu le baptême du Saint-Esprit. Lorsque la guerre a pris fin en 1918, il est retourné à Londres, maintenant âgé de vingt-sept ans, avec sa femme et ses deux enfants.

À des moments bizarres, il avait l'occasion de prêcher dans une communauté pentecôtiste à Londres, faisant parfois des kilomètres à vélo. Un de ces week-ends, Saxby lui demanda s'il envisagerait d'aller prêcher à Édimbourg alors qu'une église cherchait un pasteur. En juin 1920, il fait son premier voyage là-bas. Au premier service, une douzaine de croyants troublés se rassemblèrent et il passa les douze années suivantes en tant que pasteur de cette église. En 1921, il a assisté à la convention internationale pentecôtiste à Amsterdam. De plus, il a joué de l'orgue pendant que Stephen Jeffreys prêchait à la Convention de Kingsway. La même année, lors de la convention de Swanwick, il est apparu que son ancien pasteur, Saxby, avait embrassé l'enseignement de la « réconciliation ultime », que l'enfer ne durerait que peu de temps et que finalement tout serait sauvé, même Judas. Cela a été rejeté par d'autres. La déclaration de foi d'Elim comprenait: « Nous croyons en la punition éternelle et consciente de tous les rejets du Christ »; plus tard, la déclaration des Assemblées de Dieu se référait à "la punition éternelle de tous ceux qui ne sont pas écrits dans le Livre de Vie". Gee a publié des articles dans les magazines des deux groupes concernant l'enseignement biblique sur "Eternal Punishment".

Après son premier anniversaire les conditions et les pressions contre lui dans la fraternité et dehors étaient si grandes qu'il a couru à Londres dans le désespoir. Cependant, après deux semaines, il est revenu prêt à se battre. Viennent ensuite les nouvelles que le plus grand donateur financier de l'église déménage en Australie, mais ils continuent. En 1922, l'église a acheté un nouveau bâtiment appelé « Bonnington Toll Hall »; Au cours des années suivantes, des hommes comme Jeffreys, Burton, A.H. Carter et Smith Wigglesworth y ont exercé leur ministère. Gee a apporté une correction aux abus des dons spirituels et a enseigné systématiquement aux gens la Parole. Au cours de ces années, il s'est consacré à l'étude et à l'écriture personnelle. En 1923, il envisagea de rejoindre Elim mais décida finalement de ne pas le faire car il aurait à donner les actes de l'immeuble. En 1924, Gee faisait partie d'un petit groupe qui se réunissait pour la formation des Assemblées de Dieu en Grande-Bretagne et en Irlande. De 1925 à 1963, il siège au presbytère exécutif.

Son ministère à Édimbourg a prospéré et il a été mis au cœur pour un ministère à vie dans cette église. Mais en 1928, il reçut un télégramme de l'Australie l'invitant à venir là pour une période de ministère. Donald Gee et sa femme sont tous deux tombés à genoux dans la prière et ont reçu le témoignage que cela venait du Seigneur. Ce voyage a duré dix mois, y compris la Nouvelle-Zélande, l'Amérique et le Canada. Lors de son voyage en Australie, il écrivit son premier livre, Concerning Spiritual Gifts. En 1929, il démissionne de « Bonnington Toll Hall » et l'utilise maintenant comme base. Ce fut le début de vingt-trois ans de voyages de ministère internationaux couvrant les cinq continents. Des invitations sont venues du monde entier. Il a beaucoup servi dans une école biblique à Dantzig (Gdańsk) et a contribué à leur publication. Les années 1931-1933 l'ont vu voyager dans douze pays annuellement. Puis il est devenu co-rédacteur en chef du magazine Redemption Tidings. Cela avait été une période critique dans tout le mouvement: les années 1920 avaient vu le ministère fougueux des évangélistes en voyage, mais les années 1930 avaient besoin du ministère stable de quelqu'un avec les « dons » de l'enseignant pour maintenir les choses (la distinction étant à Ephésiens 4:11).

En 1939, au début de la guerre, il se consacre à des voyages constants en Grande-Bretagne pour encourager les fraternités. Après la guerre à la Convention mondiale de Pentecôte à Zurich en 1947, Gee a été choisi pour devenir le rédacteur en chef du magazine World Pentecost, dont il a produit lui-même 76 numéros. Encore une fois, il a poursuivi ses voyages internationaux au cours de ces années en se tenant au courant du Mouvement pentecôtiste dans le monde entier. Il a aidé à faire avancer la cause du mouvement charismatique naissant en attirant l'attention sur de nouveaux développements spirituels dans les églises principales et il a suivi la carrière de David du Plessis à la Pentecôte. En 1949, il a mis à jour et publié son livre le mouvement pentecôtiste plus tard appelé Wind and Flame. En 1951, il a été approché par le conseil des gouverneurs pour le collège des Assemblées de Dieu nouvellement acquis à Kenley pour devenir principal; Il a accepté. Après des années de voyage et maintenant soixante ans, il s'installe à cette tâche pour les treize prochaines années, au cours de laquelle il n'a pris aucun salaire. Il a été capable de laisser une marque sur les étudiants qui se mettaient au service de Dieu en puisant dans les années de pastorale et de voyage. En 1962, il a pris sa retraite de tous ses postes et responsabilités, mais a continué à écrire pour des magazines. Au fil des ans, il avait écrit plus de vingt livres et d'innombrables articles. Il avait beaucoup fait pour obtenir la reconnaissance et l'établissement du don ministériel de Maître parmi les pentecôtistes. Le 20 juillet 1966, alors qu'il voyageait en taxi à Londres, Donald Gee, l'apôtre de l'équilibre, mourut d'une crise cardiaque.

John Carter, son ami depuis plus de quarante ans, a déclaré lors de l'enterrement: "Un écrivain doué a déposé sa plume, un exposant biblique éminent n'enseignera plus... Un éditeur distingué a libéré sa chaise. a terminé son dernier volume Un chef vétéran a quitté nos rangs Un grand guerrier a livré sa dernière bataille Notre ami Donald Gee s'est endormi."

Livres

#DirectionDeLEglise

Dwight Moody

05/02/1837 - 22/12/1899

Portrait de Dwight Moody

Moody est né en 1837. Son père meurt alcoolique. Sa mère devient veuve à 36 ans avec sept enfants et des jumeaux à venir. Dwight est le plus jeune. Il commence à travailler à 13 ans. Un oncle pasteur vient les aider. Il baptise Moody. Moody prend conscience de Dieu et commence à le chercher.

Il commence dans le commerce de la chaussure à Boston en 1854 à 17 ans grâce à un contact de son oncle. Pour en bénéficier, il doit aller à l’église. Il trouve le pasteur ennuyant. Sa rencontre avec le professeur d’éducation chrétienne dans un parc lors d'une conversation sur l’amour de Dieu provoque en lui une expérience mystique. Moody commente : « C’était un nouveau monde. Les oiseaux chantaient mieux et le soleil brillait plus clairement. Je n’avais jamais expérimenté une telle paix. »

En 1856, à 19 ans, il va travailler à Chicago dans le commerce de son frère. Il se sent un cœur d’évangéliste et change d’église. Il distribue des traités partout. Quelques-uns sont convertis et l’église est impressionnée. Inspiré par un groupe de prière pour le réveil, il désire enseigner à l’école du dimanche, mais il y a plus de professeurs que d’étudiants. Il va chercher des gens dans la rue et en quelques jours, le nombre des élèves a doublé.

Deux ans plus tard, il commence à enseigner à des enfants du primaire. Ils se réunissent dans un petit wagon de marchandise. Il va ensuite dans un saloon abandonné dans un secteur qu’on appelait « le Petit Enfer ». Les gens venaient de partout pour l’entendre, même le maire. Celui-ci lui prête gratuitement un autre local… Il est encore dans le commerce à 23 ans. Il gagne 5 000 US$ par an alors que la plupart des églises en font 300 US$. Il quitte tout pour le ministère.

L’école du dimanche grandit rapidement. En 1861, Abraham Lincoln (qui était sur son chemin pour se faire inaugurer président des États-Unis) visite l’école et il dit aux enfants : « Pratiquez ce que vous apprenez de votre professeur, quelques-uns d’entre vous deviendront peut-être président des États-Unis ». Il travaille avec l’équipe missionnaire du YMCA (Young Men's Christian Association - fondée en Angleterre en 1844 pour l'étude biblique et la prière dans la rue).

En 1862, il se marie avec Emma qui vient écouter ses sermons. Ils ont deux enfants. En 1862 pendant la Guerre Civile, il court au milieu du champ de bataille et demande aux mourants s’ils sont chrétiens. À la demande populaire, il commence une église. Elle brûle un peu plus tard. Il ramasse 20 000 US$ et construit l'Illinois Street Church (aujourd’hui Moody Church). Les gens vont presque tous dans d’autres églises à cause de la reconstruction. L’église de 1 500 places débute avec douze personnes en 1864. En 1866, J. H. Harwood devient le pasteur et Moody un diacre. En 1867, il va en Angleterre pour rencontrer un évangéliste qui lui dit : « Le monde n’a pas encore vue ce que Dieu peut faire au moyen d’un homme qui Lui est totalement consacré ». Se rappelant cet événement Moody déclara : « Alors que je traversais l’Atlantique, les planches du bateau semblaient gravées avec ces paroles, et lorsque je suis arrivé à Chicago, les pierres du pavé en semblaient incrustées ». Ceci eut pour résultat que Moody se rendit compte qu’il était impliqué dans trop de ministères et il décida de se concentrer sur l’évangélisation.

En 1868, il engage Ira Sankey à chanter dans ses croisades.

Il prêcha son dernier sermon le 16 novembre 1899. Il déclara avoir converti un million de personnes.

Livres

La puissance d’en-haut

#CroissanceSpirituelle #FruitsDeLesprit

Andrew Murray

09/05/1828 - 18/01/1917

Portrait de Andrew Murray

Il a étudié la théologie à l'université d'Aberdeen en Écosse et à l'université d'Utrecht aux Pays-Bas. Ensuite, il a été pasteur en Afrique du Sud et a aidé à la création de ce qui est aujourd'hui le séminaire Orange Free State and the Stellenbosch. Il a travaillé pour l'Église néerlandaise réformée et a été président des différentes organisations protestantes et orateur dans différents pays.

Il a obtenu des doctorats honoris causa des universités d'Aberdeen et de l'université du Cap.

Il a publié environ 240 ouvrages, traduits dans différentes langues. Ses engagements particuliers était ceux de la mission chrétienne et d'une vie chrétienne enracinée dans l'œuvre du Christ et dans la Bible.

Livres

La bénédiction de la pentecôte

Louis Segond

03/05/1810 - 18/06/1885

Portrait de Louis Segond

Il est issu d'un milieu modeste. Son père, catholique d'origine française qui a servi dans l'armée napoléonienne, tient une échoppe de cordonnier dans la rue de la Croix-d'Or à Genève. Sa mère est protestante genevoise. Les deux fils du couple sont baptisés dans l'Église réformée.

Après ses études secondaires achevées en 1826, il étudie les sciences naturelles et la médecine à l’Académie de Genève, puis la théologie à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Durant ses études, il remporte un concours organisé par la Compagnie des pasteurs de Genève sur le thème du dogme de l’immortalité de l’âme chez les Hébreux. En 1834, il soutient une thèse de baccalauréat en théologie avec une étude critique du Livre de Ruth et il prend un poste pastoral à Genève. En 1835 il présente une étude critique et exégétique du livre de l'Ecclésiaste pour sa thèse de licence de théologie et un travail en latin sur la représentation vétéro-testamentaire du Shéol, puis en 1836, il soutient une thèse de doctorat en théologie intitulée De la nature de l'inspiration chez les auteurs et dans les écrits du Nouveau Testament.

Carrière pastorale

En 1836, il fonde à Genève une société d’exégèse du Nouveau Testament qui subsiste jusqu’en 1841. Entre 1838 et 1840, il prépare des cours libres sur l’histoire de la langue hébraïque (1838) et sur l’interprétation de la Genèse (1839-1840). En 1840, il est nommé pasteur de la paroisse de Chêne-Bougeries, près de Genève, où il exerce son ministère durant vingt-quatre ans, tout en poursuivant des recherches sur la langue hébraïque et l’Ancien Testament. Il publie notamment, en 1841, le Traité élémentaire des accents hébreux, en 1856 la Géographie de la Terre sainte et en 1864 la Chrestomatie biblique qui est un ébauche d’une traduction complète de la Bible.

Traduction de l'Ancien Testament

En juillet 1864, il démissionne de ses fonctions paroissiales et se met à la disposition de la Compagnie des pasteurs de Genève qui souhaite une nouvelle traduction de l'Ancien Testament, à la fois fidèle aux textes originaux et exprimée dans une langue actuelle. Il signe avec la Compagnie des pasteurs de Genève une convention qui stipule que le travail de traduction de l'Ancien Testament sera établi en six ans et qu'à la fin de chaque année, il rendra compte de son avancement, tout en ayant le dernier mot dans l'éventualité de remarques de la Compagnie des pasteurs. Après avoir calculé le nombre de versets qu'il aura traduire chaque jour, Louis Segond se met au travail. Jamais il n'a pris de retard dans son programme. On rapporte qu'il pesait chaque mot de son texte, mais qu'une fois écrit, il se refusait à en changer le moindre détail. Sa traduction est achevée fin 1871, cependant, la publication avait été faite progressivement. Le version intégrale est publiée en 1873 (avec la date de 1874) aux Éditions Cherbuliez.

Traduction du Nouveau Testament et professorat

En 1872, Louis Segond est nommé professeur d’hébreu et d’exégèse de l’Ancien Testament à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Il entreprend, sur la base de l’édition critique de Constantin Tischendorf, la traduction du Nouveau Testament. L'évangile de Matthieu est publié en 1878, l'évangile de Jean en 1879 et enfin, l'intégralité du Nouveau Testament paraît en 1880 aux Éditions Cherbuliez.

Il se consacre ensuite à l'enseignement de l'hébreu biblique et de l’Ancien Testament à l’Académie de Genève. Il décède en 1885.

La première publication de sa traduction de l'Ancien Testament est datée de 1874 et celle du Nouveau Testament de 1880. Les deux seront publiées en un seul volume pour la première fois à Oxford en 1880. Cette traduction est usuellement appelée la Bible Segond. Elle deviendra pour un siècle la référence au sein du protestantisme français. Au XXIe siècle, elle est l'une des versions les plus populaires auprès des protestants et des chrétiens évangéliques francophones.

Charles Spurgeon

19/06/1834 - 31/01/1892

Portrait de Charles Spurgeon

Son père, James Spurgeon, et son grand-père, John Spurgeon, étant pasteurs, il fut élevé dans la connaissance de l'Évangile. Cependant, c'est en chemin vers un rendez-vous qu'une tempête de neige le força à rentrer dans une église méthodiste de Colchester et qu'il décida de se convertir au christianisme, chose faite en mai 1850, quelques jours avant ses seize ans. En octobre 1851, il devint pasteur à l’Église baptiste de Waterbeach, dans le Cambridgeshire et se fit remarquer pour un style et une aisance bien au-dessus de la moyenne. Trois ans plus tard, en 1854, à seulement vingt ans, il fut appelé pour prêcher à l'église de New Park Street Chapel, à Londres, auparavant dirigée par le théologien baptiste John Gill.

Ses prédications attirent les foules, et l'église devint rapidement trop étroite pour la congrégation. À vingt-deux ans, Spurgeon était le prédicateur le plus couru du moment, et prêchait régulièrement devant des foules allant jusqu'à 10 000 fidèles. En 1861, il s'installa définitivement au Metropolitan Tabernacle, un bâtiment de 5 000 sièges (avec 1 000 autres places debout).

Baptiste et calviniste, Spurgeon était surnommé « le Prince des prêcheurs » dans la tradition puritaine, et était également apprécié des presbytériens et congrégationalistes, avec lesquels il s'opposa pourtant farouchement sur la question du baptême des enfants (qu'il rejetait, malgré son propre calvinisme).

Ses sermons, publiés chaque semaine, étaient des ouvrages populaires. Au moment de sa mort, plus de 3 600 d'entre eux étaient en circulation, en sus de 49 volumes de commentaires, proverbes, anecdotes et prêches divers. Il rédigea également un magazine mensuel, et fonda un collège pour les pasteurs (fondé en 1857, initialement Pastors' College il fut renommé Spurgeon's College en 1923), deux orphelinats, un foyer pour personnes âgées, une société de colportage biblique et plusieurs postes missionnaires. La légende prétend qu'à la mort du Docteur David Livingstone on trouva parmi ses effets personnels une version vieillie et abîmée d'un des sermons de Spurgeon, avec une note manuscrite sur la première page : « Très bon, D.L. »

Spurgeon se maria en 1856 et eut deux fils (Charles et Thomas) de sa femme Susannah. De santé fragile, affligé de rhumatismes, de goutte et de néphrite, il faisait de fréquents séjours à Menton dans le Sud de la France pour récupérer. C'est là qu'il s'éteignit en 1892.

Livres

Reuben Archer Torrey

28/01/1856 - 26/10/1928

Portrait de Reuben Archer Torrey

Torrey est né à Hoboken, New Jersey , le 28 janvier 1856. Il est diplômé de l'Université de Yale en 1875 et de Yale Divinity School en 1878. Après l'obtention de son diplôme, Torrey devient ministre congrégationaliste à Garrettsville, Ohio , en 1878. L'année suivante, il épouse Clara Smith et les Torreys ont eu cinq enfants.

Après d'autres études de théologie à l' université de Leipzig et à l' université d' Erlangen en 1882-1883, Torrey rejoint Dwight L. Moody dans son travail d'évangélisation à Chicago en 1889 et devient surintendant de l'Institut biblique de la Chicago Evangelization Society (maintenant Moody Bible Institute). Cinq ans plus tard, il devient pasteur de l'église Chicago Avenue (maintenant l' église Moody) en 1894.

En 1898, Torrey a servi comme aumônier au YMCA au Camp Chicamauga pendant la guerre hispano-américaine . Plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, il a effectué un service similaire au camp Bowie (un camp de prisonniers de guerre au Texas) et au camp Kearny.

En 1902-1903, il prêcha dans presque toutes les régions du monde anglophone et avec le chef Charles McCallon Alexander, il dirigea des services de renaissance en Grande-Bretagne de 1903 à 1905. Durant cette période, il visita aussi la Chine, le Japon, l'Australie et l'Inde. Torrey mena une campagne similaire dans des villes américaines et canadiennes en 1906-1907. Au cours de ces campagnes, Torrey a utilisé un style de réunion qu'il a emprunté des campagnes de Moody's des années 1870. En 1907, il a accepté un doctorat honorifique du Collège Wheaton.

En 1912, Torrey a été persuadé de construire une autre institution comme Moody Bible Institute, et de 1912 à 1924, il a été doyen de l'Institut biblique de Los Angeles (aujourd'hui Biola University) et a contribué à la publication BIOLA, The King's Business . À partir de 1915, il a été le premier pasteur de l' Église de la porte ouverte, à Los Angeles. Torrey était l'un des trois éditeurs de The Fundamentals, une série de 12 volumes qui a donné son nom à ce que l'on a appelé le « fondamentalisme ».

Torrey a tenu sa dernière réunion d'évangélisation en Floride en 1927, des réunions supplémentaires étant annulées en raison de sa santé défaillante. Il est mort à la maison à Asheville, en Caroline du Nord , le 26 octobre 1928, après avoir prêché dans le monde entier et écrit plus de 40 livres.

Torrey-Grey Auditorium, l'auditorium principal de Moody, a été nommé en l'honneur de Torrey et de son successeur, James M. Gray . À Biola, l'Institut Torrey Honors l'honore, tout comme la conférence biblique annuelle de l'université.

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Ce que la Bible enseigne

John Wesley

28/06/1703 - 02/03/1791

Portrait de John Wesley

Né le 28 juin (a.s. 17 juin) 1703, John Wesley est le quinzième enfant du révérend Samuel Wesley, recteur (vicar) de la paroisse anglicane d'Epworth (Lincolnshire), et Suzanna Wesley, une mère pieuse, mais exigeante. Ses deux parents venaient de familles non conformistes (c'est-à-dire ayant rompu avec l'Église d'Angleterre). En 1720, il s'inscrit à l'université d'Oxford, où il refuse de suivre la vie de fête des étudiants. Il forme le ¨Club Sacré¨ (Holy Club) avec d'autres étudiants, dont son frère Charles, pour prier et faire des exercices spirituels ponctuellement, ce qui leur a valu le qualificatif de méthodistes "à cause de la régularité et l'esprit de méthode" apportés par ses membres dans leurs pratiques religieuses. Diplômé en 1724, il est ordonné prêtre anglican en 1728 par l'évêque d'Oxford, John Potter, qui devait par la suite être nommé archevêque de Cantorbéry (1737-1747).

Influencé par les Frères moraves et le Mouvement du Réveil, Wesley vit, en 1738, une expérience de conversion. Annonçant la Bonne Nouvelle du salut offert à tous les hommes, par la foi, il rencontre bientôt une vive opposition de la part de l'Église établie. Il préconisait une expérience personnelle avec Dieu et sa préoccupation sociale chrétienne a démarré en visitant les mines de charbon et en écrivant des traités de médecine populaire. Sa théologie se retrouve dans ses « Sermons » (au nombre de 100 dans la dernière édition de ses "Sermons on Several Occasions" publiée de son vivant, en 1785). Wesley s'entoure de prédicateurs laïcs. Il n'hésite pas à sillonner la Grande-Bretagne - préparant ses sermons, lisant et écrivant à cheval - pour aller à la rencontre de ses paroissiens. Prédicateur infatigable, il parcourt plus de 400 000 km, la plupart du temps à cheval, et prononce plus de 40 000 sermons. « Le monde est ma paroisse », déclare-t-il. Contribuant à la création d'écoles et d'organismes sociaux pour lutter contre l'ignorance et la pauvreté, il sera l'un des premiers à s'élever contre l'esclavage.

Wesley finit par rompre de facto avec l'Église anglicane en 1784. L’acte qui consomma de façon évidente le schisme eut lieu en deux temps : le 1er septembre 1784, dans une maison de Bristol, il ordonna diacres deux de ses prédicateurs itinérants, Richard Whatcoat et Thomas Vasey. Le lendemain, il les ordonna « anciens » (« elders »), c'est-à-dire prêtres, et ordonna son ami Thomas Coke « inspecteur » (« superintendent »), autrement dit évêque. Ces événements sont rapportés laconiquement dans le Journal de John Wesley : « Wednesday September 1. Being now clear in my own mind, I took a step which I had long weighed in my mind and appointed Mr. Whatcoat and Mr. Vasey to go and serve the desolate sheep in America. Thursday 2, I added to them three more, which I verily believe will be much to the glory of God ». Pour chacune de ces ordinations, il utilisa le rituel spécifié par l’ordinal du "Book of Common Prayer", bien que ce dernier précisât dès son préambule que seul un évêque peut conférer les ordres.

À sa mort en 1791, on comptait environ 70 000 méthodistes en Grande-Bretagne et 60 000 aux États-Unis.

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